Micro-lycée : une nouvelle chance de réussir

<img
src="http://www.picardie.fr/local/cache-vignettes/L226xH150/arton7510-11e85.jpg" class="spip_logos" /><div
class='rss_chapo'>

Méconnus, les micro-lycées essaiment depuis le début des années 2000, partout en France. Le territoire picard en compte deux. Une chance pour les jeunes de rebondir et renouer avec le succès dans les études.

<div
class='rss_texte'>

Le micro-lycée : un principe de fonctionnement très souple

C’est un petit article d’une quinzaine de lignes, paru dans les pages du journal, qui a changé le parcours de Pierre-Gilles Ochsner. "Les micro-lycées, je n’en avais jamais entendu parler", explique le jeune homme. "Le journal évoquait des portes ouvertes. J’y suis allé." C’était la première étape vers la réussite… Après le collège, Pierre-Gilles hésite, se cherche. Une 2<sup
class="typo_exposants">nde <span
class="caps">ST2S, une 1<sup
class="typo_exposants">re <span
class="caps">ES suivie d’une 1<sup
class="typo_exposants">re <span
class="caps">STI… Un peu globe-trotteur de l’Éducation nationale, il s’est frotté à différentes filières sans jamais s’y épanouir. Mais ça, c’était avant<small
class="fine">  !

"Nous avons une charte de fonctionnement propre", explique Philippe Delignières, le directeur du site – le bâtiment F du lycée Delambre, situé dans les quartiers nord d’Amiens –, "sans carte scolaire. Âgés de 16 à 25 ans, avec un niveau de fin de collège, nos 60 jeunes viennent indifféremment de l’Oise ou de la Somme." Leur point commun<small
class="fine">  ? Avoir "décroché" du système scolaire pendant une année environ. Difficultés familiales, manque de confiance en soi, problèmes d’addiction, erreur d’orientation…, les causes d’un décrochage peuvent être multiples, souvent croisées.

La réponse<small
class="fine">  ? Elle n’est en rien standardisée. "L’individualisation des parcours prime", détaille Philippe Delignières. "Le travail d’un élève peut être différent de celui de son voisin, tout dépend de sa vitesse de réalisation et d’acquisition des connaissances. La souplesse des horaires est bien plus grande que ce qui se pratique dans un établissement classique, avec l’aide aux devoirs en français, mathématiques..."

Un exemple : venir quotidiennement au lycée peut se révéler être une épreuve pour un grand phobique. Aussi, l’équipe module les horaires, ses attentes. Le blocage de Pierre-Gilles<small
class="fine">  ? "J’avais tendance à me mettre au travail au dernier moment. Avec nos professeurs du micro-lycée, la proximité est réelle, de quoi me redonner le goût d’apprendre, de faire un effort sur la durée." L’équipe pédagogique compte 8 enseignants, tous volontaires pour enseigner autrement, multipliant les exercices transversaux, décuplant l’accompagnement personnalisé.

Redonner l’envie

Bac pro "Commerce" ou bac technologique "Sciences et technologies du management et de la gestion" (<span
class="caps">STMG), option "Mercatique", telle était l’alternative proposée à Pierre-Gilles à son arrivée, puisque riche déjà d’une classe de 1<sup
class="typo_exposants">re. Ce sont pour l’heure les 2 filières proposées dans le micro-lycée – un bac <span
class="caps">ES devrait être accessible à compter de la rentrée 2015.

"C’était un gros challenge", se remémore-t-il. "En un an, charge à nous de rattraper le niveau de 1<sup
class="typo_exposants">re et Terminale. Mais ce travail en petit comité – une quinzaine tout au plus, parfois moins - m’a fait beaucoup progresser. J’ai compris que si nous ne nous donnions pas, le résultat ne serait pas au rendez-vous. Cette année-là m’a donné la niaque<small
class="fine">  !
"

2<sup
class="typo_exposants">nde indifférenciée, idem pour la classe de 1<sup
class="typo_exposants">re. Le choix de filière transparaît en terminale, avec des modules, des temps d’immersion possibles dans d’autres établissements. Le référentiel du ministère de l’Éducation nationale est suivi, mais les modalités varient, avec l’objectif de redonner envie. Et pour le moins, cela fonctionne<small
class="fine">  ! Son bac en poche, avec la mention assez bien sous le bras, Pierre-Gilles, requinqué par ces résultats des plus positifs, s’apprête à relever un nouveau défi : obtenir un brevet de technicien supérieur (<span
class="caps">BTS) "Management des unités commerciales". Il veut devenir commercial dans le monde agricole.

Son lieu de formation<small
class="fine">  ? Le centre de formation d’apprentis Interfor, à Amiens. "On n’identifie pas les élèves selon les difficultés rencontrées avant", note Hassan Laaraj, le directeur. "S’ils ont ou non rejeté le système scolaire à un moment, je ne fais pas le distinguo." Aujourd’hui, Pierre-Gilles se donne sans compter en cours, dans son entreprise d’accueil Manuland aussi, au point de ne pas hésiter à accumuler les kilomètres. "C’est clairement les études d’abord<small
class="fine">  !
"

Une ambition partagée par ses copains de promo dont deux sont partis étudier le droit ou le sport en faculté. Pour lui, l’idée d’une licence professionnelle fait son chemin…

<div
class='rss_ps'>

Pierre-Gilles Ochsner est aujourd’hui en alternance chez Manuland, à Péronne. Il poursuit sa formation chez Interfor. Son passage au micro-lycée d’Amiens lui a donc permis de renouer avec la réussite.


Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom


À noter

18
nove
2017

HAUTE FRÉQUENCE 2.0

Lieu : Tracy-Le-Mont
30
nove
2017

Découvrez les assos

Partenaires

Conseil régional Nord Pas de Calais - Picardie

Conseil régional Hauts-de-France / Nord Pas de Calais - Picardie

Pic'@ssos est un outil au service du développement de la vie associative mis en œuvre par la Région Hauts-de-France / Nord Pas de Calais - Picardie.
Le mouvement associatif

Mouvement associatif

Pic'@ssos est soutenu par le Mouvement Associatif de Picardie.

La région
vous attend.

En inscrivant votre association, vous vous offrez :
  • Une plus grande visibilité au public
  • De nouveaux partenaires pour vos projets
  • Une synergie avec les autres associations
Inscrire mon association