Actualité : Omisports/Saint-Quentin : « La salle de gym, c’est urgentissime »

Le 22 mars 2016
Par GYM’AVENIR


Omisports/Saint-Quentin : « La salle de gym, c’est urgentissime »

Florence Bariseau tâte le terrain. La vice-présidente de la Région, déléguée aux sports, a visité dernièrement les équipements sportifs de Saint-Quentin. Le constat est alarmant.


Florence Bariseau à l’écoute des présidents des clubs de haut niveau saint-quentinois.

Installée depuis le 4 janvier dans son nouveau fauteuil de vice-présidente des Hauts-de-France, chargée des sports, Florence Bariseau effectue actuellement un tour de la région. Elle est passée il y a quinze jours par Saint-Quentin pour dresser un état des lieux des installations existantes, et rencontrer les présidents des clubs de haut niveau, avant d’assister au match du SQBB contre l’Asvel.

 

Comment s’est déroulée votre demi-journée à Saint-Quentin ?

J’ai visité la salle de La Vaillante et fais le tour du palais des sports, dans le cadre de journées terrain (au moment de l’interview vendredi, Florence Bariseau partait en déplacement au Touquet, ndlr), car les Hauts-de-France c’est grand. Je veux m’imprégner du terrain, je vais voir les installations et j’en profite pour assister à chaque fois à un événement sportif. J’avais déjà fait une visite à Amiens le 5 février avant d’aller voir un match des Gothiques. J’ai rencontré également les présidents du SQBB, du SQV et du TTSQ. La prise de contact a été positive. On s’est parlé franchement. Il y a eu un vrai échange là-dessus.

 

Quel constat avez-vous effectué ?

Les équipements sportifs ne sont pas dans un état remarquables et datent, en moyenne, de plus de 20 ans. Pour la salle de La Vaillante, il y a une âme dans ce lieu, mais maintenant ce n’est plus possible. La Ville a une solution en zone ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Le tennis de table est également très à l’étroit (dans le sous-sol du palais des sports, ndlr) et il y a un problème avec la notion de distance de recul par rapport à la table. On est la région en France la moins dotée en équipements sportifs par habitant. C’est pour ça qu’il faut que je me rende compte et que je priorise. Pour moi, un équipement sportif c’est un outil de valorisation du patrimoine.

 

Quelles priorités allez-vous engager ?

Les priorités, je vais les établir avec les Agglos. Je ne doute pas que ça va arriver sur mon bureau. Mais rénover la salle de gym, c’est urgentissime. Il faut faire un tour de table avec plusieurs partenaires. J’ai déjà eu une rencontre avec les vice-présidents chargés des sports dans les départements. J’ai trois missions à réaliser pendant mon mandat, avec pour nom de code « Sport 21 », 21 comme le XXIe siècle : penser services et accueil des partenaires, former des bénévoles et créer des emplois d’un nouveau type. Par exemple, j’ai été marquée à Saint-Quentin par La Vaillante et le tennis de table qui ont déjà des activités de diversification, avec des salles qui accueillent du public. Je veux que les Hauts-de-France soient innovants en matière de sport.

 

Dans son programme électoral, Xavier Bertrand était favorable à la construction d’arenas dans tous les arrondissements de la région. Qu’en est-il et Saint-Quentin est-elle concernée ?

A priori non, je n’ai pas reçu de candidature sur mon bureau. J’ai reçu quelques candidatures de villes (Dunkerque, Saint-Omer). Château-Thierry s’est aussi déclarée intéressée même s’il n’y a pas eu de candidature officielle. Deux modèles d’arenas multifonctions seront proposés, financées à 80, 90 % par la Région : 3 000 et 6000 places, avec une nécessité de maximiser l’outil.

 

Quelles seront les subventions 2016 pour les clubs de haut niveau ?

Le vote du budget est prévu en mai, mais c’est sacralisé, l’enveloppe sera la même qu’en 2015. À Saint-Quentin, le TTSQ reçoit 45 000 euros de la région, le SQBB 104 000 euros et le SQV 50 000 euros. Je vais faire en sorte de ne pas toucher aux subventions des clubs de haut niveau, car je sais que je les mettrai en péril dès demain. Si je raisonne en termes de modèle économique, les finances publiques se raréfient pour les clubs qui ont du mal à garder des partenaires privés. Mais les clubs sont trop dépendants des finances publiques. Mon rôle est de leur donner des outils pour leur autonomisation.

 

Comment harmoniser les subventions accordées par les ex-Nord-Pas-de-Calais et Picardie ?

J’ai deux options : soit j’essaie de trouver le point commun entre les grilles, soit je repars d’une feuille blanche. Je n’ai pas encore tranché, ce serait du travail bâclé.

 

Trois clubs professionnels à Saint-Quentin (55 000 habitants), par ailleurs élue ville la plus sportive de France en 2011 (parmi les villes de 20 000 à 100 000 habitants) par le quotidien « L’Équipe », ça vous inspire quoi ?

Du dynamisme, avec un nombre de pratiquants sportifs en hausse. Ça permet de faire rayonner la ville. C’est un choix pour la Région de miser et d’investir sur le sport, mais il y a une différence entre ce que ça ne coûte pas et ce que ça peut rapporter. Il y a surtout une vraie problématique de ruralité dans la nouvelle grande région. Le président Bertrand m’a demandé, par exemple, un plan d’apprentissage de la natation en zone rurale pour les enfants. Ça éviterait les noyades. Le CROS (Comité régional olympique et sportif) établit d’ailleurs pour le mois de juin un rapport sur l’état des lieux des équipements sportifs et des établissements scolaires.


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